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Le monde à collectionner

Comment ma passion des cartes à collectionner m'a donné envie de créer mon propre univers, où les villages, les villes et les grands lieux du monde ont tous une place.

Par Gregory — créateur de NaviMundi

Je suis collectionneur avant d'être créateur de NaviMundi.

J'aime les cartes à collectionner, les TCG, Pokémon et beaucoup d'autres univers où l'on ouvre un paquet sans savoir exactement ce que l'on va découvrir. J'aime ce petit moment où une carte apparaît et où, pendant quelques secondes, elle devient le centre du monde.

À force de collectionner les univers des autres, j'ai fini par avoir envie de construire le mien.

Pas en inventant des monstres ou un monde imaginaire de plus. Il y en a déjà de très bons, et je n'avais aucune envie de fabriquer une copie de ce que j'aimais déjà.

Je voulais partir de quelque chose que l'on a tous sous les yeux : le monde réel.

Une ville. Un village. Un monument. Un paysage. Une île. Une montagne. Un lieu connu de tout le monde, ou au contraire un endroit dont presque personne n'a entendu parler.

C'est là que l'idée de NaviMundi a commencé à prendre forme : faire du monde une collection.

Collectionner, mais aussi découvrir

Ce qui me plaît dans une carte, ce n'est pas seulement sa rareté. C'est aussi ce qu'elle raconte.

Avec NaviMundi, j'avais envie qu'ouvrir un booster puisse donner envie d'aller chercher où se trouve un lieu, de découvrir une commune que l'on ne connaissait pas, ou simplement de se rendre compte qu'un endroit incroyable existe à quelques dizaines de kilomètres de chez soi.

Le côté collection est important, évidemment. Je reste quelqu'un qui aime compléter une série, chercher ce qui manque et tomber sur une carte que l'on espérait.

Mais je voulais aussi qu'il y ait quelque chose de culturel derrière tout ça.

Découvrir la géographie autrement. Voir les pays autrement. Apprendre des noms de villes et de villages sans avoir l'impression d'ouvrir un manuel scolaire un dimanche après-midi, punition que personne n'a réclamée.

Les petits lieux comptent autant

Dès le départ, il y avait une règle à laquelle je tenais beaucoup : NaviMundi ne devait pas devenir une simple collection des cinquante monuments les plus connus du monde.

Les grandes villes ont évidemment leur place. Les lieux mythiques aussi.

Mais un petit village doit pouvoir apparaître dans un booster lui aussi.

Parce que le monde n'est pas composé uniquement de capitales et de cartes postales. Il est aussi fait de milliers de communes, de coins oubliés, de lieux où des gens vivent, grandissent et ont leurs souvenirs.

J'aime l'idée qu'un joueur puisse tomber sur Paris, puis quelques boosters plus tard sur une petite commune qu'il est peut-être le seul de son groupe d'amis à connaître.

Pour moi, c'est même là que NaviMundi devient vraiment intéressant.

La France comme premier chapitre

J'ai commencé par la France parce que c'était le terrain idéal pour transformer cette idée en quelque chose de concret.

Ses communes, ses départements, ses régions, ses monuments et ses paysages permettaient de tester immédiatement l'échelle que je voulais donner au projet.

Pendant un moment, à force de construire ce premier pays, NaviMundi a fini par donner l'impression d'être un jeu consacré à la France.

Mais ce n'était jamais le projet.

La France est le commencement, pas la frontière.

La logique que j'ai en tête est beaucoup plus grande :

le monde → les pays → les lieux → les cartes → la collection.

Un pays après l'autre, le carnet va s'agrandir. Et si NaviMundi réussit son pari, on pourra un jour ouvrir un booster simplement pour le plaisir de voir où il nous emmène.

Le monde à collectionner — NAVIMUNDI